Les pays africains offrant le plus haut niveau de sécurité

Impossible d’ignorer la prouesse : le Maroc ne se contente pas d’avancer sa campagne vaccinale, il gravit les échelons du classement des destinations les plus sûres dressé par Tourlane. Non content d’avoir intégré cette liste à la mi-février 2021, soit deux semaines seulement après le coup d’envoi national des vaccinations,, le pays s’est hissé en cinquième position en gagnant quatre places, passant devant la Nouvelle-Zélande, l’Islande et même le Zimbabwe, alors en tête. Pour la troisième semaine consécutive, le Royaume s’impose et intrigue.

Aucune autre nation d’Afrique du Nord ne tient le rythme. Le Maroc s’est fait une place de choix là où l’Égypte, pourtant rivale en matière de tourisme, brille par son absence. À l’origine de ce palmarès : la plateforme Tourlane, épaulée par Johann Jones, ancien directeur adjoint de l’OTAN et désormais conseiller sécurité auprès des voyageurs les plus exigeants.

Ce classement ne se contente pas de promesses sur papier glacé. Pour évaluer les pays, plusieurs critères stricts sont examinés à la loupe : nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur quatorze jours, mais aussi respect du Règlement sanitaire international (RSI). Ici, le calcul se veut froid, objectif, presque clinique. Rentrer dans le top 5 suppose beaucoup plus qu’une image soignée.

Les dynamiques du palmarès évoluent : la Corée du Sud fait son apparition au dix-huitième rang, tandis que l’Afrique du Sud perd du terrain et atterrit à la dix-septième place. Rien n’est figé : chaque semaine, le positionnement des destinations s’ajuste, au gré de l’épidémie et des mesures adoptées localement.

Tourlane veille au grain et Johann Jones l’affirme : « Nous surveillons et évaluons en continu tous les facteurs de risque. Offrir la meilleure sécurité possible reste notre priorité pour chaque étape du voyage. »

Du côté de l’utilité concrète, l’expert précise la vocation du classement : « Ce guide a été pensé pour ceux qui cherchent à mesurer les risques dans les pays déjà accessibles ou sur le point de l’être. » Un outil qui, en somme, tente d’apporter un peu de clarté alors que la carte du voyage s’est extraordinairement complexifiée.

L’entreprise, née à Berlin en 2016, a bâti sa réputation sur une alliance entre technologie précise et accompagnement humain. Le modèle ? Plus de cinquante destinations à la carte, des plans pensés sur mesure, et des recommandations où la santé et la sécurité occupent désormais une place centrale.

Exemple concret : un couple pressé de retrouver l’Afrique confie à Tourlane ses préférences et ses inquiétudes sanitaires ; ils repartent avec un itinéraire modelé pour assurer leurs arrières, formalités, données épidémiques, recommandations d’experts. Le rôle du conseiller ne se limite plus à planifier un safari ou une visite guidée, mais inclut l’analyse des données de santé et la gestion des risques.

Le Maroc, en misant sur une préparation rigoureuse, redéfinit les codes du tourisme dans une période marquée par l’incertitude. Aujourd’hui, la confiance supplante la promesse d’évasion. Demain, cette course à la fiabilité pourrait bien redistribuer les cartes à l’échelle planétaire. Reste à observer quelle sera la prochaine destination à faire vaciller ce palmarès.