Il
est évident que l'on subit des pressions
et c'est pour cela que l'on ne fait pas d'autocensure.
Nous témoignons pour le public, les agences,
les magazines, mais aussi pour le Tribunal International
de La Haye au Pays-Bas.
"
Nous sommes des hommes avant tout et peut-être
que devant un événement insoutenable
(l'homme est capable du pire) on se protège
en photographiant..."
l'objectif est
notre protection
contre les agressions du monde...
"Je
me rappelle en Algérie, les médecins
légistes avaient affichés au mur
plus de 2500 visages de victimes du tremblement
de terre, c'était insoutenable !
La photo qu'il fallait faire
n'était pas celle de l'horreur, nous
ne faisons pas du voyeurisme, mais celle de
la population, celle de cette femme algérienne,
qui cherchait un fils, un mari..."